les microformateurs

30 December 2007

Tantek Çelik : “Faire que les standards ouverts soient aussi ouverts que possible - licence domaine public exigée pour toutes les contributions sur le wiki des microformats”

Filed under: communauté, microformats, microformats.org, traduction — Christophe Ducamp @ 13:43

Aujourd’hui nous changeons le microformats wiki pour exiger que toutes les contributions soient placées dans le domaine public.Ceci veut dire que toute page créée, ou tout contenu ajouté sur le wiki microformats soit désormais placé dans le domaine public pour une réutilisation maximale.

Nous prenons ces mesures pour faire que les standards ouverts soient aussi ouverts que possible.

Il y a 5 mois de ça, Rohit Khare présentait la déclaration Bénévole de Domaine Public sur le wiki microformats qui a rapidement été adoptée par tous les administrateurs et la majorité des contributeurs actifs. Le résultat final est que, la plupart des contenus sur le wiki microformats, y compris plusieurs microformats en eux-mêmes ont déjà été placés dans le domaine public.

Que pouvez-vous faire immédiatement pour aider ?

  1. Utilisez et soutenez l’utilisation inter-opérable et l’implémentation de standards ouverts qui soient aussi ouverts que possible (y compris les microformats).
  2. Si vous êtes membre de la communauté des microformats, éditez votre page utilisateur pour y inclure le gabarit Creative Commons Public Domain Declaration (CC-PD declaration) afin de placer explicitement toutes vos contributions passées dans le domaine public. Si votre page utilisateur a déjà la déclaration bénévole de domaine public, mettez-la à jour pour utiliser la déclaration CC-PD.
  3. Encouragez les autres contributeurs microformats à ajouter aussi la déclaration CC-PD à leurs pages utilisateurs.

Avancer

Notre objectif est de placer tout le wiki microformats.org dans le domaine public. Pour faire ainsi, nous prendrons les mesures suivantes :

  1. Nous encourageons tous ceux qui ont contribué sur les microformats à placer explicitement leurs contributions passées dans le domaine public comme c’est indiqué au-dessus. Nous allons donner aux gens un mois (jusqu’à la fin du mois de janvier 2008) pour faire ainsi parce que nous aimerions conserver autant de contributions que possible. Ceux qui ne veulent pas publier leurs contributions posées sur le wiki microformats dans le domaine public peuvent simplement retirer leurs contributions, ou indiquer cette préférence-là sur leurs pages utilisateurs. Les auteurs prendront soin de jeter un oeil à leurs historiques de pages et retireront les contributions passées des utilisateurs qui ont indiqué cette préférence.
  2. A compter du 1er février, les éditeurs et auteurs initiaux des pages devraient commencer à nettoyer les pages du wiki microformats.org créées avant aujourd’hui des contenus de domaine non-public,
    et ensuite les proposer à la révision. Après les avoir révisées, un des admins ajoutera le gabarit Creative Commons Licence Domaine Public (licence CC-PD) au bas de la page.
  3. Quand toutes les pages seront nouvelles ou nettoyées, les administrateurs retireront le texte de la licence CC-PD au pied de page global du wiki, indiquant de ce fait que tous les contenus du wiki sont dans le domaine public.

Inspiration

Nous en sommes là du fait de l’énorme travail que d’autres ont produit avant nous. Les blocs de construction suivants et les bons exemples qui suivent ont tous contribué et inspiré les mesures que nous avons prises aujourd’hui :

En adoptant le fait que le développement de standards ouverts soit dans le domaine public, nous espérons que d’autres corps de standards ouverts et que les communautés qui choisissent d’appeler leurs efforts “ouverts” soient encouragés pour faire de même par l’exemple que nous installons ici aujourd’hui.

L’importance du développement ouvert de standards pour les formats de données ne peut pas être surestimée. Les billets suivants développent plus en profondeur la façon dont les standards ouverts sont essentiels pour le contenu ouvert, la et la longévité des données.

Tantek Çelik

Contexte et Historique en Rapport

Note :Traduction en cours d’un billet de Tantek publié le 29 décembre dernier sur le blog des microformats. Seul le lien original fait référence. Vous pouvez aider à raffiner cette première ébauche de traduction en éditant directement le code HTML sur la page miroir du wiki. Merci d’avance. xtof.

2 December 2007

Brian Suda : “Réseaux Sociaux Portables, Emmenez Vos Amis Avec Vous”

Filed under: hcard, openid, ressources, réseausocial, traduction — Christophe Ducamp @ 11:03

Remarque : Ceci est une traduction à raffiner d’un article de Brian Suda paru sur SitePoint s’inscrivant dans l’effort de la portabilité du réseau social, un domaine à la croisée des chemins entre les microformats et OpenID. Considérez ce premier jet comme un brouillon à raffiner en éditant directement le contenu html posé sur un wiki-personnel.

L’idée serait de transcrire cet article sous forme de dias pour une présentation à prévoir au prochain BarCamp à Paris ? Tous les amateurs, microformateurs et fans d’OpenID sont naturellement les bienvenus pour venir aider à co-construire l’atelier. Passez-moi un coup de fil ou glissez-moi un mél si le sujet vous intéresse ? Christophe

Chariot Microformats : illustration de Matthew Magain pour SitePoint Brian Suda dans SitePoint : Portable Social Networks: Take Your Friends with You.

Réseaux Sociaux Portables : Emmenez Vos Amis Avec Vous

par Brian Suda

Publié initialement le 21 novembre 2007

Saviez-vous que 98.6% de la population mondiale est sur Facebook ? Ce n’est pas vrai bien sûr, mais les journalistes vous le feraient bien croire ! Il y a deux ans, ils disaient la même chose à propos de la croissance de MySpace. Mais en deux ans, une fois fatigué de Facebook et lorsque vos amis vous presseront de rejoindre encore un autre site, voudrez-vous vraiment démarrer à partir de zéro pour former une fois de plus toutes ces relations ? L’information est déjà là, pourquoi ne pouvez-vous pas la transférer d’un site à un autre ?

Bon, vous pouvez le faire ! C’est là où les réseaux sociaux portables entrent dans la danse.

Qu’est ce qu’un Réseau Social ?

Avant que nous ne puissions produire un réseau social portable, nous avons besoin de savoir ce qu’est un réseau social. Wikipedia décrit un réseau social comme :

[…] une structure sociale faite de noeuds (qui sont généralement des individus ou des organisations) qui sont liés par un ou plusieurs types spécifiques d’interdépendance, comme des valeurs, visions, idées, échanges financiers, amis, filiations familiales, aversion, [et ainsi de suite jusqu’à l’infini].

Ceci est une définition vraiment générale. Beaucoup de gens connaissent la fameuse expérience du petit monde de Stanley Milgram — plus connue sous le nom des “six degrés de séparation” — où Milgram a émis l’hypothèse (et l’a confirmée plus tard par l’expérimentation) que vous êtes lié par pas plus de 5 personnes à n’importe quelle autre personne sur la planète. Ces connexions entre les personnes sont ce qui définissent les réseaux sociaux — votre lien aux autres personnes est défini par votre capacité à retrouver l’information à partir de la meilleure source possible à travers ces connexions.

En préparant cet article, j’ai compté rapidement le nombre de sites de réseaux sociaux que j’utilise fréquemment. Il y en avait au moins vingt — et ce sans même compter les sites les plus populaires comme Facebook et MySpace. Ayant un penchant pour l’informatique et la technique, je ne pense pas être un bon indicateur des habitudes de réseautage social d’un utilisateur ordinaire, mais on peut dire sans se tromper qu’au cours d’une vie, un utilisateur ordinaire du web rejoindra beaucoup de sites différents. Et au fur et à mesure des modes et engouement, il voudra migrer d’un site à un autre : il ira là où ses amis iront et il discutera là où ses amis discuteront.

Si vous avez déjà décidé de rejoindre un nouveau réseau, vous savez combien il peut être frustrant de démarrer une fois de plus tout ce processus. Vous avez une fois de plus besoin d’inscrire les mêmes amis et de recontacter les mêmes connaissances. Faites le plusieurs fois de suite et vous vous retrouverez vous-même confronté à un mauvais cas de fatigue de réseau social.

En plus de cela, vous devrez convaincre vos amis de rejoindre le nouveau service ; l’effort exigé pour faire face à cette inertie est généralement de trop. Migrer les données, convaincre vos amis, bricoler vos préférences … Tout cela n’est que harassement, aussi les personnes ne le feront pas. Compte tenu d’un choix entre l’effort supplémentaire et le statu-quo, ils s’accrocheront au statu-quo.

Mouvement Libre de Données

Le mouvement libre de données est ce qui peut rendre un réseau social portable. La capacité de rentrer et sortir facilement vos données d’une application est clé, tant du point de vue du fournisseur que du consommateur.

La capacité de migrer facilement vos données a deux implications géniales. Tout d’abord, vous rejoindrez plus probablement un service qui respecte votre temps et vos données. Deuxièmement, cela incite les fournisseurs de services à rester honnêtes.

L’une des raisons pour lesquelles j’ai rejoint et j’apprécie désormais Flickr est le fait qu’à tout moment je peux récupérer les données que je possède sur le service et m’en aller. Ceci ne concerne pas seulement mes photos : cela comprend les données en rapport avec mes amis, et toutes les autres méta-données qui enrichissent mon réseau. Si Flickr tourne mal ou prend de mauvaises décisions, les utilisateurs peuvent aller ailleurs. L’équipe de Flickr sait cela, et s’assure que la société veille aux meilleurs intérêts de ses utilisateurs — autrement, Flickr n’aurait plus beaucoup de clients !

L’inverse de pouvoir posséder vos données est le verrou du fournisseur. Quelques fournisseurs de services ont mis en place un verrou qui est l’anti-thèse du réseau social portable : ils vous empêchent d’avoir un mouvement libre de vos données. Ils essayent de vous conserver comme client par la force à travers l’utilisation de formats propriétaires, de longs contrats, ou par un manque de fonctionnalité d’exportation. On vous empêche de prendre vos données avec vous dans l’espoir que les enquiquinements de migration de vos données seront supérieure aux enquiquinements offerts par leurs produits, par conséquent vous restez.

Mais le verrouillage effectué par le fournisseur avec la mise en place de formats propriétaires n’est pas la clé pour garantir un succès financier — contrairement à ce que pensent beaucoup de ces fournisseurs. Comme nous déposons en ligne de plus en plus de nos vies, de nos connexions et de nos données, la longévité et la propriété sont devenues les clés du succès des applications de réseau social. En tant que propriétaires de nos données, nous devrions exiger la capacité de les migrer de lieu en lieu comme nous le sentons. Faire partie de réseaux sociaux portables signifie que vous pouvez prendre vos données à tous les endroits que vous voulez. Vous avez passé beaucoup de temps et d’effort à assembler, réunir, annoter et organiser ces données — n’oubliez pas que ce sont les vôtres.

Vous Rendre la Vie Plus Facile

Le meilleur moyen d’acquérir de nouveaux clients est de faire qu’il soit très facile pour eux de s’inscrire. Une barrière basse à l’entrée rend l’enregistrement plus facile, ce qui veut dire que plus de personnes essaieront le service. Il doit y avoir aussi peu de difficultés, d’exigences et de questions que possible dans votre processus d’enregistrement. Avec chaque bouton à cocher, champ de formulaire et bouton que vous présentez à votre client, vous perdez du business potentiel. Il existe des technologies anciennes et nouvelles qui essayent de résoudre la problématique de baisser la barrière, certaines d’entre elles étant avérées plus payantes que d’autres.

Un Identifiant Unique

Un exemple récent d’enregistrement simple est OpenID. Dit simplement, OpenID est un système distribué pour les mots de passe. Cela vous permet de maintenir un nom d’utilisateur et un mot de passe uniques que vous pouvez utiliser pour vous connecter sur n’importe quel site qui comprend OpenID. Il n’y a pas de coût de licence, pas de coût d’installation et quiconque peut accepter les identifiants OpenID.

Quand je visite Dopplr, je peux utiliser OpenID pour m’identifier. Backpack a aussi une option pour une identification OpenID, comme le fait Magnolia, ainsi je peux utiliser quelques détails d’identifiant OpenID pour tous ces trois sites. OpenID excelle parce que je n’ai maintenant qu’à gérer qu’un seul nom d’utilisateur et un seul mot de passe pour tous les comptes sur plusieurs sites.

Pourquoi un site de réseau social voudrait permettre aux utilisateurs de s’identifier avec OpenID ? Parce que c’est la première étape pour commencer à baisser la barrière à l’inscription. Quand vous créez un nouveau compte de réseau social en utilisant votre OpenID, vous vous connectez dans le site de réseau social pour la première fois et OpenID vous renvoie en retour quelques morceaux de données : votre URL, votre nom (en option) et votre adresse email. Ces petits morceaux de données sont utilisés pour créer automatiquement un compte pour vous sur le site de réseau social. De ce fait, le temps passé à saisir de nouveau les données répétitives vous concernant est minimisé.

Si je voulais l’adoption la plus large possible pour mon application web ou mon site de réseau social, la première étape serait de faire en sorte qu’il soit plus facile et plus confortable pour les gens de s’inscrire et de créer des comptes. OpenID a aussi quelques fonctionnalités vraiment intéressantes, comme la liste-blanche. Un réseau social pourrait publiquement lister les URLs OpenID des personnes dans un groupe. D’autres réseaux sociaux pourraient utiliser cette liste d’URLs OpenID pour “pré-autoriser” des comptes, accélérant encore plus le processus d’inscription.

Les personnes utilisent cette fonctionnalité de pré-autorisation pour les commentaires des blogs. Souvent, quand je laisse un commentaire sur un blog sans avoir un compte, ce commentaire aura besoin d’être autorisé avant qu’il ne soit publié sur le blog. Si au lieu de cela, je déposais le commentaire et utilisais mon URL OpenID pour m’identitier, ce site pourrait m’avoir référencé dans une liste pré-autorisée d’URLs de confiance, et laisser mes commentaires être publiés. En effet, grâce à la liste blanche, je fais partie des sources pouvant automatiquement publier sans que soit nécessaire une autorisation à chaque publication. Il existe beaucoup d’autres utilisations pour les fonctionnalités OpenID sur votre site ; l’article court de Simon Willison titré “Six cool things you can build with OpenID” en explique quelques autres.

OpenID est aussi génial pour moi en tant que client. Si je veux modifier mon mot de passe pour l’ensemble de ma vingtaine de sites de réseaux sociaux, je change simplement mon mot de passe une seule fois chez mon fournisseur OpenID et il est renvoyé sur tous ces sites. Ceci parce qu’ils ne stockent pas mon mot de passe, juste mon URL OpenID. Cela me permet aussi de créer rapidement des comptes pour voir si ce nouveau service est quelque chose de valable.
Comme moi, vous avez probablement raté par le passé des tonnes d’opportunités de vous inscrire à des trucs cools parce que vous ne vouliez pas vous retrouver à saisir une fois de plus toutes vos coordonnées !

Je recommande que vous regardiez et que vous enregistriez aujourd’hui pour un compte OpenID. OpenID est génial pour faire rouler la balle, mais la prochaine étape pour baisser la barrière sur le réseautage social portable est d’y emmener aussi vos amis !

Partager Vos Connexions

Au moment de passer d’un site de réseau social au suivant, c’est une vraie corvée que d’inviter à nouveau tous vos amis et connexions, non ? Bon c’est en fait vraiment simple — tout cela descend dans le monde ensorcelant des attributs HTML, des microformats et de quelque chose appelé XFN. En utilisant les technologies suivantes, il est possible de créer de la donnée ouverte qui aide à la portabilité avec rien de neuf ou de plus complexe que le HTML basique que nous avons aujourd’hui.

XFN

XFN veut dire XHTML Friends Network. C’est une liste de valeurs rel qui définit les relations entre deux personnes via des URLs. Ces connexions s’étalonnent en partant d’un “contact” simple jusqu’à des relations plus complexes telles que “spouse”. Les valeurs rel peuvent aussi être séparées par des espaces, ainsi nous aurons des valeurs comme rel="contact met friend neighbor" pour définir des relations plus complexes. Ces valeurs sont les briques de base pour former l’ossature des réseaux sociaux portables.

Si nous définissions les relations en HTML, au dehors dans l’espace ouvert, d’autres services pourraient extraire l’information et la sémantique de façon à ce que cela puisse être utilisé dans tout autre réseau. La donnée ouverte est une rue à deux sens — le même fichier HTML marqué avec XF>N qui est utilisé pour afficher et exporter peut aussi s’utiliser pour importation à l’intérieur d’un autre service.
Exemple de blogroll :

<a href="http://exemple.org/blog/jean" rel="friend met">Jean Morris</a>
<a href=”http://blog.thierryj.com/” rel=”friend met colleague”>Thierry Jambon</a>

Vous pouvez accéder au constructeur de relations XFN sur http://gmpg.org/xfn/creator-fr.

Valeurs HTML rel

Aux côtés des valeurs XFN qui ont été créées, la spécification HTML définit plusieurs attributs natifs rel, une liste complète est disponible ici. Cette liste contient des valeurs comme Help, Glossary, Index et Start. Les valeurs intéressantes, au moment de traiter avec l’assemblage de données ouvertes, sont Next et Prev. Si un spider arrive sur une URL sur laquelle se situe de la donnée XFN, et rencontre un lien qui contien rel="next", le spider sait qu’il existe une autre page qui pourrait contenir de la donnée XFN. Le scénario inverse fonctionne tout aussi bien : si le spider atterrit sur la page 3, un lien rel="prev" dit au spider de revenir en arrière vers une page pour plus de données XFN. Ces valeurs rel sont très utiles pour les objectifs de pagination.

Twitter.com utilise la valeur rel="next"dans votre liste d’amis. Chacun de vos liens amis est marqué avec le microformat XFN décrivant la relation entre vous et cet ami-là. Si vous avez plusieurs listes d’amis, les attributs rel="next" et rel="prev" permettent aux spiders de savoir que ces pages sont toutes connectées les unes aux autres, et que toutes les données assemblées peuvent être regroupées ensemble.

Consolidation d’Identité

La valeur rel="me", un ajout récent à XFN, est une valeur puissante qui vous permet d’exécuter la consolidation d’identité. Cette tâche comprend quelques étapes simples :

  • Prenez votre blog comme point de départ, et faites des liens vers vos pages sur tous les sites de réseaux sociaux sur lesquels vous êtes inscrit. Maintenant, ajoutez simplement la valeur rel="me" à ces liens.
  • Allez sur votre page profil, et ajoutez un lien arrière vers votre blog avec la même valeur rel="me" dans le lien.

Fait ! Vous avez maintenant déclaré ces sites comme étant à “vous”, ce qui est utile quand vous vous construisez pour vous-même une identité unique à travers plusieurs sites sur l’internet. Le GMPG (Global Multimedia Protocols Group) offre plus d’information à propos de rel="me" et de la consolidation d’identité. Et l’outil de Recherche Plaxo Pulse sur le Graphe Ouvert peut aider à l’effort de consolidation. Saisissez une URL de départ, et il crawlera les liens rel=”me” et commencera à consolider l’information vous concernant.

hCard

Dans mon précédent article, j’évoquais ce qu’est une hCard, et comment vous pouvez en créer une. En bref, hCard est un moyen de représenter les personnes, sociétés, organisations et endroits en (X)HTML structuré.

Donnée Ouverte

Des outils comme le plugin Firefox Operator peuvent extraire la hCard et les données XFN et les combiner avec d’autres sites de façon bien utile.

Au moment d’importer des données à l’intérieur d’un nouveau réseau social, les formats comme XFN et hCard vous permettent de décrire tant la personne, que ses relations à vous. XFN est utilisé pour trouver des liens vers les personnes que vous considérez comme amis. hCard est utilisé pour extraire de l’information structurée à propos de ces amis, y compris des choses comme des URLs, des adresses email, des organisations et numéros de téléphone, toutes ces données pouvant être migrées à l’intérieur d’autres services à travers l’utilisation de données ouvertes.

Sites qui Permettent l’Importation de Données

Comme exemple pour aider les utilisateurs à éviter la tâche pénible de saisir à nouveau et encore et encore leurs informations, un site appelé GetSatisfaction.com leur permet de créer un profil-utilisateur basé sur l’URL d’une hCard. Au lieu de remplir les champs communs de formulaires fastidieux, les utilisateurs saisissent simplement leurs URLs hCard. GetSatisfaction ira alors chercher le HTML, le parsera pour la donnée hCard et remplira les champs correspondants.
Plusieurs sites ont déjà de l’information de contact marquée sous des hCards. Si vous disposez d’un compte Flickr, par exemple, votre page profil est encodée en hCard. Ainsi vous pourriez entrer l’URL de votre profil Flickr, ou peut-être une page de votre blog.

Idéalement, GetSatisfaction se souviendrait de cette URL, et si vous étiez amené à changer la donnée sur votre page de profil Flickr, GetSatisfaction mettrait cette information à jour. Tout comme le modèle de publication/abonnement de RSS, GetSatisfaction et les autres pourraient s’abonner à vos données de profil de contact encodées dans la hCard. Alors vous n’avez plus qu’un point unique de données qui a besoin d’être mis à jour, et tous les changements sont reflétés globablement.

Les nouveaux outils de microformats et de réseaux sociaux apparentés sont en train d’émerger. Dopplr, par exemple, offre aux utilisateurs la capacité de chercher des amis qui pourraient aussi utiliser le service. Ce simple outil vous aide à voir si quelqu’un que vous connaissez est membre du service ; alors vous pouvez vous connecter avec lui. L’inconvénient du service est que j’ai besoin de rentrer manuellement le nom de mes amis pour les chercher. Mon carnet d’adresses n’est pas immense, mais une fois de plus, c’est bien trop de travail que de chercher mes contacts un par un. Les microformats viennent à la rescousse ! Dopplr vous donne la possibilité de saisir une URL d’une page qui est encodée XFN. Dopplr parsera cette page là à la recherche de tous les liens XFN, cherchera automatiquement dans sa base de données les correspondances, et vous dira combien d’amis font partie de Dopplr. Dopplr ne fait que simplement réduire ma charche de travail : au lieu de me laisser tout seul chercher parmi des centaines de noms, un par un, Dopplr effectue à ma place une recherche sur une URL unique.

Je ne suis pas complètement déchargé de toute charge de travail cependant — j’ai encore beaucoup de travail à faire. J’ai besoin de maintenir une page HTML en ligne, qui ait toutes les URLs de mes amis marquées en XFN. Ceci semble beaucoup de travail juste pour démarrer, pour effectuer tout seul la maintenance,… Mais grâce à la portabilité, nous pouvons utiliser les données ouvertes des autres réseaux sociaux comme notre liste d’ensemencement d’amis. Mon compte Twitter par exemple, a une liste d’amis qui est marquée avec le microformat XFN. Dans Dopplr, je peux pointer vers cette URL d’Amis Twitter comme étant la liste d’amis que je veux importer. En fait, j’utilise un réseau social pour commencer à sauter dans un autre. A nouveau, il y a aussi la possibilité pour Dopplr de “s’abonner” à ma liste d’amis Twitter XFN. Ainsi à chaque fois que je mets à jour/ajoute un nouvel ami sur Twitter, Dopplr le trouvera et vérifiera si ces nouveaux amis sont aussi membres de ses services. Ceci veut dire que j’ai besoin de maintenir à jour moins d’endroits, parce que tous les services se nourrissent les uns des autres.

Anti-patterns

Tout ce qui semble aider les consommateurs à facilement démarrer leurs réseaux sociaux ou importer leurs données n’est pas une bonne idée. Plusieurs anti-modèles ont émergé, et vous devriez les éviter à chaque fois que c’est possible.

Quelques sites vous demandent de copier votre carnet d’adresses afin qu’ils puissent “vous aider à trouver des amis”. Ce qu’ils vous demandent véritablement est une liste des adresses email de vos amis de façon à pouvoir les spammer. La privauté est certainement un domaine gris — vos amis n’aimeraient surement pas être contactés par des tiers grâce à votre collaboration. Vous devriez y réfléchir à deux fois avant de copier toute donnée personnelle concernant vos amis sans leur permission. Tous les sites ne spammeront pas vos amis0, bien sûr, aussi soyez-en sûr et lisez bien les petites lignes.

Un autre danger que vous voudrez éviter sont les sites qui vous demandent les détails d’inscription (identitifants/mot de passe) de votre compte e-mail. C’est un trou de sécurité énorme. En transmettant cette information, vous donnez au fournisseur un accès à tous vos emails et amis, sans compter que vous lui offrez un accès vers les APIs à travers lesquelles il pourrait éditer et effacer votre information. Et, bien qu’aucun d’entre nous ne veuille l’admettre, nous utilisons souvent les mêmes mots de passe pour différents services. Fournissez votre mot de passe e-mail à un site, et ses propriétaires pourront non seulement récupérer vos e-mails, mais probablement aussi vos comptes en banque (et tout un tas d’autres services). Vous ne devriez jamais donner votre mot de passe à quiconque ! Créer des assurances de privauté nous dupe et nous donne une fausse image de sécurité — cela nous relaxe de penser que quiconque peut être de confiance et que tout sera sûr. Ce mauvais comportement est exactement ce que les phishers adorent chasser.

La capacité d’importer des données à partir d’un autre service est un outil génial, mais faire ainsi avec un nom d’utilisateur et un mot de passe est une mauvaise approche. Des sites comme Flickr, avec son API d’Authentification, l’AuthSub de Google et l’Authentification du Navigateur de Yahoo ont une bonne approche de l’authentification. OAuth est un essai d’authentification ouverte qui aidera à consolider le spectre de différentes méthodes d’authentification sur différents sites web.

En utilisant ces outils, vous pouvez autoriser d’autres sites à accéder à vos données avec des permissions finement granulées que vous réglez selon vos exigences — et non pas en donnant un accès complet à votre nom d’utilisateur et votre mot de passe. Si vous devez utiliser votre nom d’utilisateur et votre mot de passe, alors le développeur du réseau social n’importera pas vos données de façon correcte.

Vers une Vraie Portabilité

OpenSocial est un nouveau développement de Google qui est une étape dans la bonne direction. Même si cela ne permet pas la portabilité directe de votre réseau social, cela crée des crochets communs entre les réseaux sociaux qui implémentent l’API OpenSocial. Ceci veut dire qu’un développeur peut utiliser l’API People and Friends Data pour obtenir le profil d’un utilisateur, recevoir une liste d’amis et avec ça, obtenir tout aussi bien leurs profils.

Même s’il n’y a pas de bouton export (à cette heure), un simple widget pourrait être développé pour exporter vos données à l’intérieur de formats portables tels que XFN, hCard et FOAF.

OpenSocial en est à ses tous premiers pas, et le seul site qui implémente une API limitée est Orkut (une filiale de Google), mais c’est un pas très important pour créer des réseaux sociaux portables.

Promouvoir le Bon Comportement

Les sites qui vous permettent facilement d’importer et d’exporter vos données devraient être promus pour leurs bons comportements. Vous devriez essayer de fréquenter ces sites et faire pression sur les autres sites pour qu’ils suivent le mouvement.

Le Web fonctionne parce que tout le monde a le droit de faire un lien vers n’importe qui d’autre. Vos réseaux sociaux de vraie vie s’épanouissent parce que personne ne vous dit avec qui vous pouvez et ne pouvez pas être ami. Les réseaux en ligne ne devraient pas être différents. Le Web est mon réseau social ; il m’arrive simplement d’utiliser différents sites pour m’aider à les gérer, mais je ne veux pas que ces sites contrôlent tout comme le ferait un flic à un carrefour. Les réseaux sociaux ouverts résolvent tous ces problèmes.

Votre identité en ligne est à vous pour que vous la maîtrisiez comme vous aimez.

Pour plus d’information sur les réseaux sociaux portables, regardez ces sources :

3 November 2007

Comment générer une vCard avec hCard ?

Filed under: hcard, microformats, ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 15:00

Une question de Cyril posée il y a quelques jours sur Twitter :

Est ce je peux générer une vcard avec les microformats ?

Naturellement oui et merci de ton intérêt pour les microformats mon cher Cyril. hCard utilise une représentation 1:1 des propriétés et valeurs du standard vCard en XHTML sémantique. Bonne occasion pour te formuler une réponse sous forme de traduction d’un billet publié initialement le 27 janvier 2006 par Jesse Skinner. En espérant que ces quelques mots pourront t’éclairer précisément pour insérer une hCard sur ton blog. Cette traduction est naturellement publiée sous fair-use et comme d’habitude, seul le lien original fait référence. (Pour raffiner le contenu, les microfomateurs sont invités à commenter et/ou se rendre directement sur la page-miroir du wiki pour éditer/corriger directement le contenu.) — xtof.

hCard

Pour continuer ma discussion sur les microformats, jetons un coup d’oeil à la hCard.
Le microformat hCard est un moyen d’identifier de l’information de contact dans le HTML. Les gens peuvent utiliser des outils pour regarder à l’intérieur du HTML et extraire cette information sous une vCard. La vCard est un standard pour une carte de visite électronique. Il existe un bon nombre de valeurs que vous pourriez attendre (nom, numéro de téléphone, organisation, etc.) hCard sait prendre ces étiquettes et les utiliser comme des noms de classes autour des données dans le HTML.

Voici les valeurs les plus communes que vous pouvez utiliser dans hCard (pour la liste complète, regardez le wiki) :

  • fn (formated name ou nom formaté)
  • nickname (pseudo)
  • url
  • email
  • tel (téléphone)
  • adr (adresse)
  • org (organisation)
  • etc…

Chaque hCard démarre à l’intérieur d’un bloc qui a class="vcard". Ainsi une hCard très simple pourrait ressembler à cela :


<div class="vcard">
<span class="fn">Christophe Ducamp</span>
<a class="url"
href="http://claimid.com/xtof">http://claimid.com/xtof</a>
</div>

Quelques-uns de ces types ont des sous-propriétés. Par exemple la valeur tel contient type et ‘value‘. De cette façon vous pouvez spécifier des numéros de téléphone domicile et professionnel. Le type ‘adr a beaucoup de sous-propriétés ((post-office-box, extended-address, street-address, locality, region, postal-code, country-name, type, value). Une adresse pourrait ressembler à cela :


<div class="vcard">
<div class="fn">Christophe Ducamp</div>
<div class="adr">
<span class="locality">Paris</span>,
<span class="country-name">France</span>
</div>
</div>

Les noms de classes n’ont pas à signifier quoi que ce soit dans votre page. Néanmoins, vous pouvez toujours en tirer profit pour styliser votre information de contact. Vous pourriez aussi les styliser dans votre Feuille de Style Utilisateur de votre navigateur, ainsi vous pourriez les trouver pendant que vous surfez sur le web.

Le standard hCard est très flexible. Peu importe sur quels tags vous placez les classes. Cela ne doit certainement pas être obligatoirement entouré entre des balises div. Vous pourriez simplement marquer votre information de contact comme ça vous chante, et puis emballer les données dans des tags span pour assembler les données ensemble. Par exemple, elle peut figurer dans un texte normal à l’intérieur d’un paragraphe :


<p class="vcard">
Mon nom est <span class="fn">Christophe Ducamp</span>.
Je vis à
<span class="adr"><span class="locality">Paris</span>,
<span class="country-name">France</span></span>.
Je travaille pour la
<span class="org">Caisse Nationale des Caisses d'Epargne</span>.
J'anime un blog pour le groupe des microformateurs sur
<a class="url" href="http://microformateurs.org/">
http://microformateurs.org/</a>.
</p>

Il existe déjà beaucoup d’outils et encore plus à venir. Si vous ne voulez pas installer un plugin navigateur, ou si vous vous voulez donner à tous les visiteurs de votre site un moyen de télécharger votre hCard sous une vCard, X2V est un service qui fait tout simplement ça. Faites simplement un lien vers :

http://suda.co.uk/projects/X2V/get-vcard.php?uri=[URL avec une hCard]

Par exemple, cliquez ici pour télécharger une vCard de cette simple hCard :

Mon nom est Christophe Ducamp. Je vis à Paris, France. Je travaille pour la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne. J’anime un blog pour le groupe des microformateurs sur http://microformateurs.org/.

hCard, comme d’autres microformats est merveilleusement simple et déjà incroyablement puissant. Vous pouvez commencer dès maintenant avec très peu de travail, sans attendre que le standard soit massivement utilisé. Dès qu’il y aura plus de personnes en quête de hCards (et de votre information de contact), votre site web leur facilitera les choses.

28 October 2007

Brian Suda : “Microformats - Plus de sens pour votre marquage”

Filed under: ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 11:46

Ce qui suit est une traduction d’un article de Brian Suda paru en juillet dernier. Si vous faites partie des MicroFormateurs, vous pouvez aider à raffiner ce premier jet en lisant l’article original (seul lien de référence) et en cliquant ici pour modifier le contenu. L’idée suggérée par cet article est d’inviter tous les blogueurs MicroFormateurs blogueurs à mettre proprement à jour leurs listes d’amis en y ajoutant plus de sens sémantique. Les travaux pratiques ont démarré sur la page BlogRoll des Microformateurs restant ouverte à discussion et suggestions. Cette traduction est naturellement publiée sour Fair-Use. — xtof

Microformats : Plus de Sens dans Votre Marquage

Par Brian Suda

le 24 juillet 2007

fonctionnalités des microformats - sitepoint

Vous avez probablement dû entendre parler du terme “microformat” et supposé que ça faisait partie de
quelque mouvement feu de paille type web 2.0. Mais “microformat” n’est pas uniquement un nom amusant ou quelque marque déposée — ça fait partie d’une bien plus grande image. Aussi, que sontles microformats ?

Le site web officiel microformats.org (NDT : (fr)) définit ainsi les microformats :

Conçus d’abord pour les êtres humains et ensuite pour les machines, les microformats sont un ensemble de formats de données ouverts et simples, construits sur des standards existants et massivement adoptés.

En utilisant ces standards largement adoptés, les auteurs peuvent encoder une sémantique supplémentaire dans le marquage HTML des pages web. Ceci donne aux pages du sens allant au delà des exigences des valeurs frontales des éléments HTML, leur permettant d’être consommées, remixées et mélangées. Par exemple, en ajoutant quelque marquage sémantique à une page web qui décrit un événement à venir, les propriétés telles que les dates de l’événement peuvent être facilement extraites et utilisées par d’autres services et logiciels comme les calendriers et organiseurs personnels.

Les Microformats sont tout ce qui traite de la représentation de l’information sémantique encodée dans une page web, permettant à cette information d’être exploitée dans des manières qui n’avaient probablement jamais été conçues par l’auteur. L’idée de placer plus d’information sémantique directement dans le HTML n’a rien de nouveau — les gens dans l’industrie du web ont discuté de ce concept depuis plus de dix ans — mais à travers les efforts de beaucoup de bénévoles, suffisamment de documentation, de support, de librairies de code et d’outils ont été créés pour générer un élan derrière les microformats. L’idée est finalement en train de devenir réalité.

Maintenant si vos yeux se vitrent et si toute mention plus approfondie de sémantique, d’encodage, de formats de données ou même des standards vous renvoie simplement à YouTube, patientez. Je vais démontrer que l’utilisation des microformats est la simplicité en elle-même. Ce peut être seulement tout aussi difficile que de savoir ajouter un nom de classe à un élément unique HTML. Croyez-moi — je vous montrerai comment tirer le plus grand profit des microformats avec le minimum d’efforts.

Deux des formats les plus communs de données publiées utilisant les microformats sont ceux à propos de personnes et d’événements, et je couvrirai les deux dans cet article.

Paver le Chemin des Vaches

Pour emprunter une analogie tirée du site web microformats.org, on peut dire que les microformats tentent de paver les chemins de vaches. Vous voyez les chemins de vaches tous les jours : les sorties de bibliothèques, dans les parcs et autour des lycées. Les personnes coupent les coins des voies pavées, font leurs propres chemins et écrasent généralement l’herbe le long du chemin — révélant ainsi le chemin à suivre par les autres, comme la majorité des bovins. Au lieu de tenter de forcer les personnes à suivre les chemins établis, pourquoi ne pas réajuster les chemins pavés pour qu’ils suivent les chemins des vaches ?

De cette façon, les microformats permettent aux personnes d’utiliser les chemins de vaches, ou mieux de tirer profit de plus de valeur et de sens de l’information déjà publiée. Les microformats réussissent à faire ça parce qu’ils ne vous forcent pas à changer vos habitudes : vous n’avez pas besoin de modifier ce que vous publiez, juste de modifier légèrement votre HTML.

Décrire un Profil avec des Microformats

Combien existe-t-il de copies de votre profil utilisateur sur le web ? Presque chaque site sur lequel vous avez même signé une page à propos de vous, avec votre nom, votre pseudo, votre email, votre URL et d’autres informations basiques de contact. Avec l’utilisation des microformats, nous pouvons faire que cette information soit plus utile. Imaginez pouvoir importer votre profil utilisateur à partir d’un site web vers d’autres applications sans avoir à copier et coller le texte. Votre profil pourrait être agrégé sur le Web pour créer un profil Internet au sens large, vous évitant le problème d’avoir à vous enregistrer plusieurs fois avec les mêmes données. Vos amis pourraient facilement vous ajouter à leurs listes de contacts en un seul clic et garder sans effort une mise à jour quand vos détails de contact changent.

N’imaginez rien de plus ! hCard est un microformat conçu simplement pour ce type de rôle, modélisé sur le standard massivement adopté de la vCard. Vous pourriez ne pas le savoir, masi votre application de carnet d’adresses a probablement importé et exporté des vCards depuis maintenant plus d’une dizaine d’années, pendant que votre téléphone transmettait tout aussi joyeusement des détails de contacts aussi sous forme de vCards. Il n’y a pas de sens à réinventer la roue si quelque chose fonctionne déjà bien — le microformat hCard en bénéficie ici, parce tout ce qui peut lire une vCard peut facilement lire une hCard avec juste une petite aide nécessaire en plus.

Le microformat hCard est utilisé pour marquer des personnes, des lieux et des organisations. La seule propriété de hCard qui soit obligatoire est un nom ; tout le reste est optionnel. C’est un point important, parce que l’un des principes des microformats est de ne pas modifier la façon dont les personnes sont déjà en train de publier. Si vous ne publiez pas de téléphone, d’email ou d’information sur votre adresse postale, alors la hCard ne vous forcera pas à commencer.

Jetons un oeil à un exemple vraiment simple, une blogroll d’une liste d’amis et de collègues :

<li>
<a href="http://suda.co.uk">Brian Suda</a>
</li>

Notre premier ajout au HTML pour créer une hCard est d’emballer toutes les données dans une classe appelée "vcard" :

<li class="vcard">
<a href="http://suda.co.uk">Brian Suda</a>
</li>

"vcard" agit comme un conteneur, disant à toutes les données à l’intérieur de cet élément <li> que c’est une donnée à considérer pour cette vCard.

Maintenant, je suis sûr que quelques personnes vont râler, “Hé, tu es en train de violer l’attribut de classe — il est uniquement réservé pour CSS !” Ce n’est pas vrai. Selon la spec HTML4, l’attribut de classe est un attribut d’objectif général pour les agents utilisateurs. Les microformats sont un usage parfaitement acceptable pour l’attribut de classe ; l’attribut de classe ne s’applique pas seulement à CSS.

La prochaine étape dans notre exemple est de marquer la propriété de nom dans la <li> :

<li class="vcard">
<a href="http://suda.co.uk" class="fn">Brian Suda</a>
</li>

Nous avons ajouté une valeur de classe "fn" à l’élément <a>. "fn" correspond à la valeur vCard FN, qui veut dire “formatted name”. Elle est utilisée dans beaucoup d’applications comme le nom affiché.

Dans notre exemple, nous pouvons ajouter quelque sémantique plus profonde. Nous avons un nom, mais avons maintenant aussi une URL. Ainsi nous pouvons aussi ajouter une classe "url" à l’élément <a> :

<li class="vcard">
<a href="http://suda.co.uk" class="url fn">Brian Suda</a>
</li>

Maintenant, je peux vous entendre vous poser la question, “Pouvez-vous ajouter plusieurs valeurs dans un attribut de classe comme ça ?” La réponse est, “Bien sûr !”. L’attribut de classe est très flexible et vous pouvez ajouter autant de valeurs séparées-par-un-espace que vous voulez — que ce soit des classes CSS ou autres. C’est un marquage parfaitement valide pour le HTML et les microformats.

Ainsi maintenant vous l’avez. Avec très peu d’efforts, nous avons désormais ajouté un microformat hCard à notre blogroll. Si n’importe quel logiciel conscient des microformats venait à ouvrir votre page web, il pourrait extraire les noms complets et les URLs associées de nos contacts sans ambiguité.

Vous trouverez plus d’informations sur les hCards sur le site microformats.org. Le site décrit toutes les propriétés possibles que vous pouvez utiliser pour ajouter de la sémantique aux personnes, lieux ou organisations. Quelques-unes de ces propriétés comprennent les adresses, les numéros de téléphone, les emails, les sites web et rôles organisationnels. En tant qu’auteur, vous pouvez apprendre ces propriétés et éditer votre HTML à la main, ou utiliser l’un des plugins de création de microformats vraiment utiles qui les ajoutera à votre place. Il n’y a pas beaucoup de propriétés à apprendre et elles demeurent raisonnablement auto-explicatives. Il existe aussi une anti-sèche pour vous aider.

15 October 2007

Concision Sémantique

Filed under: ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 22:13

Encore une belle leçon superbement présentée par Jeremy pour nous inviter à propulser simplement des hCards dans nos futurs billets. Seul le lien original fait référence. Cette traduction localisée peut être nettoyée et corrigée sur la page-miroir du wiki de travail. Merci d’avance - xtof

Quand j’écris sur l’un de mes blogs, j’essaye tant bien que mal de saupoudrer tous les contenus avec quelques microformats. Comme l’écrivait Jeremy dans hCard en Langage Naturel, je cherche aussi à développer un nez pour les microformats :

Une fois commencé à regarder, j’ai commencé à voir de l’information d’identité et d’évènement dans beaucoup d’endroits… même quand cela ne ressemble pas explicitement à des cartes de visite ou à des calendriers.

Si je produis un lien vers quelqu’un en utilisant son nom complètement formaté, cela ne va pas sans dire que j’aime transformer ça à l’intérieur d’une hCard :

<span class="vcard">
<a class="fn url" href="http://exemple.com/">
Jean Lentrepreneur
</a>
</span>

Mais si je ne veux pas utiliser le nom complet ? Ce serait quelque chose d’un peu guindé si j’écrivais :

L’autre jour, j’ai discuté avec Pierre-Philippe Cormeraie…

Quand vous travaillez avec quelqu’un tous les jours, cela peut paraître étrange de faire toujours référence à lui avec son nom de famille. Pour moi, il est bien plus naturel d’écrire :

L’autre jour j’ai discuté avec Pierre-Philippe…

J’aimerais encore faire que son nom soit un hyperlien mais comment puis-je faire que ce texte soit une hCard ? Devrais-je changer mon style d’écriture et faire référence à son nom complet même si le contexte et le style écrit pencheraient simplement en faveur de n’utiliser que son prénom ?

Saisissez l’élément abbr :

ABBR : Indique une forme abrégée

Je peux écrire “Pierre-Philippe” dans mon corps de texte et utiliser la sémantique du (X)HTML pour indiquer que c’est la forme abrégée de “Pierre-Philippe Cormeraie”:


<abbr title="Pierre-Philippe Cormeraie">
Pierre-Philippe
</abbr>

A partir de là, c’est une simple étape que de fournir une hCard contenant le nom formaté sans compromettre le flux de mon texte :


<span class="vcard">
<a class="url" href="http://pierre-philippe.blogspot.com/">
<abbr class="fn" title="Pierre-Philippe Cormeraie">
Pierre-Philippe
</abbr>
</a>
</span>

Maintenant un parseur devra faire un travail supplémentaire pour trouver le nom formaté dans l’attribut title de l’élément abbr plutôt que le texte entre les balises d’ouverture et de fermeture de tout élément qui a une classe “fn”. Mais tout cela fait partie de la philosophie des microformats :

Conçus d’abord pour les êtres humains et ensuite pour les machines

Plus spécifiquement, les être humains qui publient d’abord, les machines qui parsent ensuite.

Si je devais faire un lien vers le site de Pierre-Philippe à partir d’ici, je combinerais aussi mes microformats : hCard + XFN :


<span class="vcard">
<a class="url" rel="friend met co-worker"
href="http://pierre-philippe.blogspot.com/">
<abbr class="fn" title="Pierre-Philippe Cormeraie">
Pierre-Philippe
</abbr>
</a>
</span>

Comment j’ai obtenu une récompense en richesse sémantique :

Tout cela en mot d’une clause dans une phrase :

L’autre jour, je discutais avec Pierre-Philippe

Mots-clés :

6 October 2007

Microformats : Vers un Web Sémantique (Internet-News)

Filed under: microformats, ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 21:51

Traduction en cours publiée sous Fair-Use d’un billet paru le 21 septembre dernier dans Internet News. Seul le lien original fait référence. Vous pouvez aider à raffiner ce texte en éditant la page miroir sur le wiki de travail.

Microformats : Vers un Web Sémantique

Par Sean Michael Kerner

Au début de la révolution Internet, être connecté ne concernait que le simple hyperlien. Par magie en un clic, un navigateur Web pouvait être transporté n’importe où sur l’internet où il y avait du contenu vivant.

Mais qu’en était-il du contexte ? Qu’en était-il de l’information en rapport et du contenu dans un contexte sémantique ? L’hyperlien de l’ère des débuts n’était pas suffisant. Entrez dans les , qui offrent la promesse d’aider les propriétaires de contenus Web à connecter les points disparates qui connectent le contenu de manière sémantique. Pour être plus précis et emprunter la définition officielle de Microformats.org, Les Microformats sont des petits morceaux de HTML qui représentent des choses comme des personnes, des événements, des mots-clés, etc. dans les pages Web.

Même si le terme “microformats” peut ne pas être encore tendance, les vendeurs dans le vent en ont pris note. De grands noms comme Technorati, Mozilla, IBM, Microsoft, Google, Digg, et Yahoo pour n’en citer que quelques-uns sont tout au travail en train de faire que les microformats fonctionnent. Selon quelques estimations, il y aurait déjà en ligne quelques centaines de millions de morceaux d’informations.

A ce stade, presque chaque designer Web qui apprend les microformats commence à les utiliser, racontait Tantek Çelik, CTO chez Technorati et co-fondateur de Microformats.org, à InternetNews.com.
Le fait que les Microformats n’aient besoin seulement que de quelque capacité de publication HTML, des millions d’auteurs Web et de designers peuvent les utiliser immédiatement. C’est une barrière à l’entrée bien moins élevée que bon nombre de technologies Web précédentes, comme XML et RSS qui requièrent les talents d’un programmeur.

Aujourd’hui, où sont utilisés les microformats ?

Technorati utilise les microformats dans ses produits, y compris dans son portail principal de recherche de blogs. Les tags Technorati sont construits à partir du microformat rel-tag, ce qui permet aux blogueurs de “taguer” leurs billets individuels de blogs avec des catégories/mots-clés pertinents pour les billets et ce de manière visible. Technorati publie aussi des microformats, comme hCard sur sa page contact et sur les pages des profils des utilisateurs pour supporter la portabilité du réseau social.

Les nouveaux profils utilisateurs Digg supportent le microformat hCard, comme le font les nouveaux profils utilisateurs sur le nouveau Google Sharing. Le site de partage de photos Flickr de Yahoo fait un usage intense des microformats, à savoir hCard tout comme les spécifications adr et geo pour les lieux.

Microformats.org reconnaît actuellement neuf spécifications pour les microformats : hCalendar,hCard, rel-license, rel-nofollow, rel-tag, VoteLinks, XFN, XMDP et XOXO. Il y a 11 drafts pour 11 spécifications supplémentaires, et quelques-uns sont déjà très utilisés : adr, geo hAtom, hResume, hReview, rel-directory, rel-enclosure, rel-home, rel-payment, robots exclusion et xFolk.

Même si les microformats permettent des connexions avec le Web sémantique, Alex Faaborg, Designer Expérience Utilisateur chez Mozilla expliquait que les microformats sont parfois mentionnés comme le Web sémantique en-bas-de-casse, parce qu’ils ne sont pas aussi complexes que RDF (définition) et OWL (définition).

Tout en étant moins formels, les microformats sont aussi plus faciles à publier, et l’information sémantique est lisible par les êtres humains, en plus d’être lisible par les machines, disait Faaborg. Mais cela ne revient pas à dire qu’une approche est meilleure que l’autre, chaque approche étant utile dans des situations différentes.

Pour parler techniquement, même si les microformats et le Web Sémantique sont désormais vraiment inter-opérables car le W3C a annoncé que (Gleaning Resource Descriptions from Dialects of Languages) extrait désormais les données provenant des microformats et qu’ils font partie du Web sémantique.

Les vendeurs de navigateurs

Il y a deux parties à l’expérience Web basique. Les sites Web qui ont le contenu et puis les navigateurs Web qui fournissent un mécanisme pour visualiser le contenu. Les deux parties ont toutes deux un rôle à jouer dans le Web microformaté. Du côté navigateur l’un des moyens les plus populaires avec lequel les utilisateurs internet peuvent plonger dans les microformats est l’extension Operator pour le navigateur Firefox de Mozilla.

Le projet Operator est conduit par Michael Kaply employé chez IBM qui expliquait qu’il a contribué au travail sur Mozilla en tant que partie du Mozilla Labs. Mozilla Labs est une manière pour les personnes pour essayer de nouvelles technologies avec le potentiel que cette technologie fasse partie de Firefox ou tout autre produit Mozilla. A ce jour Kaply soutient qu’Operator a été téléchargé plus de 30 000 fois.

Je pense qu’Operator donne aux gens une nouvelle façon d’interagir avec les données sur le Web, disait Kaply à InternetNews.com. C’est une variante de ce que quelques personnes appellent les ‘instant mashups.’ L’idée est que plutôt que de compter sur le fait que d’autres personnes intègrent des données sur plusieurs sites Web via les mashups traditionnels, des outils comme Operator peuvent fournir à l’utilisateur final un moyen pour passer instantanément les données entre plusieurs sites Web.

Au dessus de l’extension Operator, Mozilla travaille actuellement sur l’intégration des microformats à l’intérieur de l’expérience de la navigation.

Firefox 3 sera livré avec une API pour extraire le contenu microformaté dans une page Web, disait Faaborg de Mozilla à InternetNews.com. Ceci permettra aux auteurs d’extension de se concentrer sur la création d’une large variété d’expériences utilisateurs innovantes, tout en permettant à notre parseur d’extraire les données.

Faaborg ajoutait que Mozilla est aussi en train de faire beaucoup d’efforts pour déterminer la meilleure interface-utilisateur pour interagir avec le contenu microformaté, ceci en partant du maquettage de différentes idées pour les essayer avec l’extension Operator. Néanmoins, savoir exactement comment les utilisateurs pourront interagir avec le contenu microformaté dans Firefox 3 est encore en train d’être déterminé.

Il n’est pas encore clair de savoir si le support des microformats sera intégré dans l’Internet Explorer 8 de Microsoft. Un porte-parole de Microsoft nous a fourni une réponse ambigue faisant remarquer que Microsoft est impliqué sur Internet Explorer et travaille activement sur la prochaine version du navigateur. Le porte-parole faisait remarquer que Microsoft ne discute pas en ce moment de cette caractéristique pour IE8.

Que les vendeurs de navigateurs aient besoin de supporter les microformats afin que les microformats puissent devenir très largement disponibles pourrait bien relever du problème de la poule et de l’oeuf. Les designers web attendent un support natif dans les navigateurs et les vendeurs de navigateurs attendent de voir la façon dont le Web évoluera par lui-même.

Par exemple, RSS est devenu populaire sur le Web avant que Firefox n’ajoute une icône de fil Web à la barre ‘adresse,” expliquait Faaborg de Mozilla.Du fait que les choses microformats s’accélèrent, nous commençons à voir à la fois l’oeuf et la poule apparaître plus ou moins en même temps. Ben West d’Alexa estime qu’il existe actuellement des centaines de millions de morceaux de contenus microformatés sur le Web et le support natif dans les navigateurs ne fera bien sûr que générer encore plus d’adoption.

Vers le mainstream

Rendre les microformats omniprésents sur le paysage internet supposera de dépasser un bon nombre de barrières à l’adoption que celles-ci viennent à la fois de vendeurs de navigateurs et des développeurs Web.

Pour le navigateur, je pense que la première barrière à l’entrée est de savoir comment présenter ce nouveau type d’information à l’utilisateur, disait Kaply d’IBM. Les microformats ne sont pas omniprésents sur le Web, aussi cela ne fait pas beaucoup sens de leur allouer de grandes portions de l’interface utilisateur. Operator contient beaucoup d’éléments d’interface-utilisateur pour accéder aux microformats, mais je ne pense pas qu’aucun d’entre eux ne soit parfait…

Du côté des développeurs Web, Kaply pense que les principales barrières sont la connaissance et les outils. Pour faire que ce soit plus facile à implémenter, il y a besoin d’avoir la création de microformats comme faisant partie intégrale de tous les outils de développement Web. Kaply faisait remarquer que même s’il existe quelques produits disponibles aujourd’hui, y compris des extensions pour le Dreamweaver d’Adobe il reste encore beaucoup de travail à produire.

Même avec les efforts continus des développeurs et des vendeurs de navigateurs, les microformats pourraient ne même pas devenir tendances et aussi communs que l’hyperlien basique. Il n’est pas clair que tout sur le Web puisse devenir aussi commun que l’hyperlien basique, parce que ces derniers sont les connexions fondamentales sur le Web, disait Çelik de Technorati. La plupart des microformats font en fait usage des hyperliens, aussi même si les microformats deviennent omniprésents, ils ajoutent plus d’hyperliens au Web.

Le fait que les microformats continuent à être construits à l’intérieur des outils de publication comme les blogs et du fait que de plus en plus d’éditeurs GUI/WYSIWYG supportent la création de microformats pour les personnes, les événements, etc. tout comme il supportent la création d’hyperliens, Çelik s’attend à ce que nous voyons encore même plus de microformats dans les contenus.

Tous les mois, parfois chaque semaine, quelqu’un lance un nouvel outil ou une nouvelle librairie opensource qui utilise les microformats, avance Çelik.

Çelik faisait remarquer que le mois dernier que tant Plaxo que Pownce ont sorti le code et les services de portabilité du réseau social qui utilisent et publient des microformats. Ce mois-ci un développeur indépendant a déjà lancé un service de parsage de microformats appelé Optimus.

Avec toute cette activité et s’il y a un pas un avant pour les rendre plus facile à implémenter,les microformats pourraient bien être sous peu vraiment en ligne partout. Une fois que l’ajout d’un microformat à votre billet de blog ou à votre wiki sera aussi facile que d’ajouter un hyperlien, les microformats pourront très bien approcher l’omniprésence des hyperliens.

1 October 2007

Une hCard en langage naturel

Filed under: ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 3:57

Peut-être que vous disposez sur votre site web d’une description de vous-même en prose traditionnelle ? Cette traduction de l’article de Jeremy Keith paru sur son journal Adactio: Natural language hCard fournit une belle introduction succincte dans l’art d’ajouter de la syntaxe hCard à une biographie existante en prose. Cette traduction réactualisée avec l’extension Operator est destinée à compléter la ressource-wiki “Publier une hCard” - xtof

Une hCard en langage naturel

Drew a écrit le processus pour ajouter hCard à Vitamin. Pour voir les résultats en action, essayez de visiter Vitamin en utilisant Firefox avec l’installation de
l’extension Operator.

Drew explique ce qui l’a amené à la conversion :

Quelque chose me heurtait concernant ce site dès que je voyais la liste des conseils. C’est le candidat parfait pour un usage immodéré du microformat hCard, aussi j’ai mis un petit mot à Ryan Carson et lui ai fait la suggestion.

J’ai eu récemment un sentiment similaire. Sur chaque page de ce site, il y a une petit blah d’explication dans la barre latérale :

Adactio est la maison en ligne de Jeremy Keith, un développeur web vivant et travaillant à Brighton, Angleterre.

Ceci est utilisé pour être contenu dans un simple élément paragraphe :

<p>Adactio est la maison en ligne de Jeremy Keith, un développeur web vivant et travaillant à Brighton, Angleterre.</p>

J’ai remarqué que ce petit paragraphe contenait :

  • mon nom en entier,
  • ma profession,
  • ma villet et
  • mon pays.

<p>Adactio est la maison en ligne de Jeremy Keith, un développeur web vivant et travaillant à Brighton, Angleterre.</p>

Cette information est facilement encodée dans hCard :

<p class="vcard">Adactio est la maison en ligne de <span class="fn">Jeremy Keith</span>, un <span class="title">développeur web</span> vivant et travaillant à <span class="adr"><span class="locality">Brighton</span>, <span class="country-name">Angleterre</span></span>.</p>

Boum ! Richesse sémantique instantanée.

J’aurais pu m’arrêter là mais j’ai décidé d’aller un peu plus loin et d’ajouter une adresse email :

<p class="vcard"><a class="url" href="http://adactio.com/">Adactio</a> est la maison en ligne de <a class="email fn" href="mailto:jeremy@adactio.com">Jeremy Keith</a>, un <span class="title">développeur web</span> vivant et travaillant à <span class="adr"><span class="locality">Brighton</span>, <span class="country-name">Angleterre</span></span>.</p>

Ceci m’a conduit à réfléchir à d’autres endroits où pourraient être interprétés les microformats dans le flux des phrases naturelles en anglais. J’ai mis à jour la page auteur sur le site DOM Scripting (il y a déjà un hCalendar d’événements). Les biographies des speakers sur les sites web de conférences seraient un autre candidat prioritaire.

J’ai emprunté une idée d’Andy Hume et commencé à baliser les commentaires sous des hCards sur DOM Scripting et Principia Gastronomica. Une fois commencé à regarder ça, j’ai commencé à voir l’information d’identité et d’événement dans beaucoup d’endroits. … même si cela ne ressemble pas explicitement à des cartes ou à des calendriers.

La prochaine fois que j’écrirai ou baliserai quelque copie, j’ai l’intention de la renifler sur les noms, les détails de contacts, les dates, etc. J’espère développer un nez pour les microformats.

tags :

30 September 2007

dream’Orange sur les microformats

Filed under: microformats, ressources, événements — Christophe Ducamp @ 10:33

Chance d’avoir pu croiser de nouveau Julien Duprat lors du FingCamp d’hier à Paris. Julien me faisait part des réflexions d’Orange sur les microformats et de son “white paper” publié au mois de mai dernier ! Un joli travail, hélas oublié ou à mon goût trop bien dissimulé sur dream’Orange le site web de la R&D d’Orange :

La mise en place d’un écosystème de contenus et outils numériques compatibles avec les microformats ouvre aujourd’hui les portes d’un nouvel espace de partage. C’est un véritable terreau d’innovation car elle va rendre effective l’ouverture des contenus. Ayez-vous aussi le réflexe microformat et participez à la mise en place de cet écosystème de données sémantiques !

Vous pouvez accéder au livre blanc sous deux formes :

De mon point de vue, une très belle synthèse qui gagne à être mieux propagée. Après la grande nouvelle concernant l’adoption d’OpenID par notre opérateur national, je trouverais plutôt enthousiasmant de convier Julien et ses collègues des équipes R&D au prochain Mobile WebCampParis où nous pourrions ouvrir une session/atelier sur la portabilité du réseau social pour les opérateurs mobiles ?

Philippe Jeudy écrivait sur la page du MobileWebCamp : Plus encore que sur le web, les microformats sont essentiels au web mobile. J’aimerais organiser un déjeuner de préparation la semaine prochaine à Paris avec les organisateurs et quelques protagonistes travaillant chez d’autres opérateurs français ? Si ça vous tente, si vous en connaissez, appelez-moi ou laissez un commentaire.

A noter dans vos agendas :

bannière mobilewebcampSamedi 13 octobre à partir de 11h00 jusqu’à 23h00, rejoignez-nous sur le premier MobileWebCampParis— à Paris
Now the web can be a better place for all that is mobile! Let’s meet in Paris!

24 August 2007

Amusez-vous avec le nouvel Operator

Filed under: microformats, ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 1:47

Le 21 août 2007 dernier, Michael Kaply annonçait : Operator 0.8 est désormais disponible.

Cette traduction est publiée sous “Fair Use” pour soutenir l’effort des microformats et tout spécialement pour mieux faire connaître Michael qui saura j’en suis sûr vous donner un avant-goût des nouvelles interfaces navigateur pour vous faire apprécier les usages pratiques de quelques données sémantiques. Vous pouvez corriger/raffiner cette traduction en cliquant sur ce lien. Seul le lien original fait référence. Merci d’avance — xtof

Operator 0.8 est désormais disponible à partir de addons.mozilla.org.

L’une des premières choses que vous remarquerez est que j’ai modifié la vue par défaut pour que ce soit des formats de données au lieu d’actions. J’ai fait ça parce que j’ai trouvé que c’est ce que font la majorité des gens. Si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez aller sur les Options Operator et revenir en arrière sur les options.

Vous remarquerez aussi que si vous aviez fait quelques personnalisations, vous les avez perdues. Malheureusement, j’ai fait quelque récriture de preference et la migration était devenue délicate. Cela ne devrait plus se produire à nouveau.

Quelques-unes des nouvelles fonctionnalités dans Operator 0.8 comprennent :

  • Support RDFa (avec l’aimable autorisation d’Elias Torres)
  • Support eRDF (avec l’aimable autorisation de Keith Alexander)
  • Nouveaux éléments d’interface utilisateur, comprenant une icône sur la barre location tout comme sur la barre latérale.
  • Nouvelles préférences comprenant l’auto-dissimulation de la barre d’outils
  • Les microformats address ont été découpés de manière à ce que ces actions puissent être plus granulaires
  • Les actions peuvent être désormais associés avec plusieurs types de données, ainsi l’action Google Maps, par exemple, fonctionne avec les Addresses and Locations
  • Bien meilleur support pour les frames et iframes
  • Support pour les documents non HTML
  • Au moment de débuguer les microformats, Operator se connecte en coulisses au X2V de Brian Suda ainsi vous pourrez comparer les résultats.
  • Beaucoup de réparations de bugs

J’ai dû briser la compatibilité de script utilisateur avec cette release. La plupart des scripts utilisateurs ont été mis à jour et peuvent être trouvés sur la page user script. J’ai aussi modifié le lieu des scripts utilisateurs, de manière à ce que les vieux scripts utilisateurs ne rentrent pas en conflit.

Pour finir, j’ai créé une page spécialement destinée à parler d’Operator. Si j’ai oublié quelque chose, faites le moi savoir. Et sentez-vous à laise de visiter mon blog et de répondre à mon sondage pour savoir comment vous interagissez avec Operator.

Amusez vous !

Note toute particulière aux utilisateurs des betas 0.8 - vous aurez besoin d’aller sur Options et d’effacer “RDFa” et de le rajouter sous “RDF” pour faire que la fonctionnalité RDF fonctionne de nouveau.

23 July 2007

“Mashuper” les Microformats

Filed under: ressources, traduction — Christophe Ducamp @ 1:43

L’article ci-dessous est une traduction qui s’inscrit dans la poursuite d’une volonté de mieux faire connaître quelques membres de la gouvernance des microformats. Vous trouverez ci-dessous un essai sur un billet de Jeremy Keith, un brillant orateur qui avait marqué son public lors de sa présentation à XTech. Ce billet, bien que technique me semble très intéressant pour révéler la volonté explicite de la communauté à calmer la profusion de propositions et/ou d’extensions de formats. Interprétons le aussi comme un appel pour nous inviter à être créatifs sur les remix possibles de quelques briques de construction existantes et stabilisées. Et comme toujours, cette traduction est bien imparfaite et reste ouverte au raffinage sur notre wiki de travail. Seul le lien original fait référence.

“Mashupez” les microformats

Quand j’ai fait ma présentation à XTech un peu prétentieusement titrée —Microformats : The Nanotechnology of the Semantic Web—j’ai poussé la métaphore globale de la nanotech à ses limites. L’une des choses dont j’ai parlé était la . Je faisais référence au danger qu’il y ait un microformat pour tout. Comme cela a été répété de nombreuses fois, si dans deux ou trois ans il existe des centaines de microformats, alors nous aurons échoué.

Il existe un danger de glu grise provenant d’un autre coin : la tentation de pousser inutilement des microformats existants. C’est arrivé quelques fois sur la liste de discussion des microformats. Je crois que cette tentation peut être combattue en utilisant la même mesure de protection qui protège le Web d’une surinfection de microformats… Le Processus (pousser la
musique dramatique).

La première question est de savoir s’il existe un vrai problème à résoudre. Souvenez-vous que les microformats fonctionnent sur , par conséquent si je propose une extension qui ne s’applique pas à environ 80% des cas d’utilisation et qui requiert plus que ces 20% d’efforts supplémentaires, alors le prix à payer est trop élevé.

L’étape suivante dans le processus est de regarder si un format existant résout déjà le problème. De mon point de vue, c’est l’objectif pour lequel l’appel aux extensions potentielles passe par une recherche de microformats sur le net.

Voici un exemple apparu récemment sur la liste de diffusion…

Pourquoi ne pas étendre pour y ajouter un champ “date de décès” ?

Tout d’abord et à cette heure, je ne pense pas que ce soit un cas d’utilisation très commun mais laissons cela de côté un moment et concentrons-nous pour savoir si cela fait sens d’ajouter un nouveau champ à la spec hCard.

hCard est une représentation 1:1 de la vCard en HTML et la vCard n’a pas de champ “died”. Il existe néanmoins un bday pour la date de naissance. Ainsi, il ne semble pas déraisonnable de demander un champ correspondant pour la date de décès. Ici, par exemple, c’est la hCard d’un personnage historique qui encode une date de naissance mais il n’y a pas moyen d’encoder la date de décès :

<p class="vcard">
<span class=”fn”>Robert Hooke</span>
est né le
<abbr title=”1635-07-18″ class=”bday”>
18 juillet 1635
</abbr>
et décédé le
3 mars 1703.
</p>

Tel que cela se présente, ce n’est pas nécessaire. Il existe déjà un format pour encoder les dates de début et de fin. Ce format est . Si vous reconsidérez une vie d’une personne comme un évènement, alors vous pouvez encoder sa naissance et sa date de décès :

<p class="vevent">
<span class=”summary”>Robert Hooke</span>
est né le
<abbr title=”1635-07-18″ class=”dtstart”>
18 juillet 1635
</abbr>
et décédé le
<abbr title=”1703-03-03″ class=”dtend”>
3 mars 1703
</abbr>.
</p>

Désormais vous avez encodé avec succès les données d’événements mais vous ne marquez pas explicitement cela comme étant une personne.

Un des principes de design des microformats est qu’ils peuvent être en-capsulés les uns dans les autres. Aussi, il n’y a pas de raison pour laquelle vous ne pouvez pas encoder une personne avec un événement comme ça :

<p class="vcard vevent">
<span class=”fn summary”>Robert Hooke</span>
est né le
<abbr title=”1635-07-18″ class=”dtstart bday”>
18 juillet 1635
</abbr>
et décédé le
<abbr title=”1703-03-03″ class=”dtend”>
3 mars 1703
</abbr>.
</p>

Et voilà ! Vous avez maintenant encodé la date de décès de la personne sans augmenter inutilement hCard.

Le truc est de ne pas rester trop fixé sur l’utilisation d’un format unique. Utilisez le bon outil pour faire le boulot.

Cela ressemble à la situation de développement front-end. Il y a trois technologies distinctes, chacune ayant son propre objectif :

  1. HTML pour la structure.
  2. CSS pour la présentation.
  3. Le Scripting DOM pour le comportement.

Ici aussi existe un danger d’essayer de trop étendre une technologie au delà de son objectif. D’où l’appel aux menus “CSS-only” et au Javascript qui génère le contenu de la page.

En y réfléchissant, l’existence d’un champ bday dans la hCard est une sorte de pseudo-classe :hover dans CSS. Placer des données d’événements à l’intérieur d’un format pour les détails de contacts est similaire à déraper sur une pente en plaçant des contrôles de comportements à l’intérieur de la présentation.

Au fur et à mesure que vous arrêter de vous borner à essayer de tout encoder sur un format unique alors tout un monde de possibilités s’ouvre à vous avec les microformats. Tout simplement en les encastrant les uns dans les autres. Le format est un amalgame de microformats existants : les “skills” marquées avec , les précédents jobs marqués avec hCalendar, et ainsi de suite.

En outre, il y a eu un appel pour un microformat de généalogie. Mais je pense que l’information requise pour un arbre généalogique -au moins dans la situation 80/20- peut être gérée avec une combinaison de microformats existants :

  • hCard pour les personnes
  • hCalendar pour les durées de vie et
  • pour les relations.

J’adore vraiment en venir à des combinaisons inattendues de microformats. Cela revient à augmenter l’information sémantique de façon exponentielle.

En restant avec l’exemple hCard/hCalendar du dessus, supposez que j’ai utilisé l’article Wikipedia de Robert Hooke comme champ url :

<p class="vcard vevent">
<a class=”fn url summary”
href=”http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Hooke”>
Robert Hooke
</a>
est né le
<abbr title=”1635-07-18″ class=”dtstart bday”>
18 juillet 1635
</abbr>
et mort le
<abbr title=”1703-03-03″ class=”dtend”>
3 mars 1703
</abbr>.
</p>

Du fait de l’espace tag des URLs de Wikipedia, je pourrais taguer le document actuel avec “Robert Hooke” en ajoutant rel-tag :

<p class="vcard vevent">
<a class=”fn url summary” rel=”tag”
href=”http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Hooke”>
Robert Hooke
</a>
est né le
<abbr title=”1635-07-18″ class=”dtstart bday”>
18 juillet 1635
</abbr>
et mort le
<abbr title=”1703-03-03″ class=”dtend”>
3 mars 1703
</abbr>.
</p>

Et voyant que j’admire vraiment Robert Hooke je peux aussi encoder sa relation à moi sous “muse”

<p class="vcard vevent">
<a class=”fn url summary” rel=”tag muse”
href=”http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Hooke”>
Robert Hooke
</a>
est né le
<abbr title=”1635-07-18″ class=”dtstart bday”>
18 juillet 1635
</abbr>
et mort le
<abbr title=”1703-03-03″ class=”dtend”>
3 mars 1703
</abbr>.
</p>

hCard, hCalendar, rel-tag et XFN tous ensemble dans une seule phrase. Les microformats sont suffisamment intéressants en eux-mêmes mais ils deviennent très puissants quand vous les mélangez ensemble.

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