Microformats : Vers un Web Sémantique (Internet-News)
Traduction en cours publiée sous Fair-Use d’un billet paru le 21 septembre dernier dans Internet News. Seul le lien original fait référence. Vous pouvez aider à raffiner ce texte en éditant la page miroir sur le wiki de travail.
Microformats : Vers un Web Sémantique
Au début de la révolution Internet, être connecté ne concernait que le simple hyperlien. Par magie en un clic, un navigateur Web pouvait être transporté n’importe où sur l’internet où il y avait du contenu vivant.
Mais qu’en était-il du contexte ? Qu’en était-il de l’information en rapport et du contenu dans un contexte sémantique ? L’hyperlien de l’ère des débuts n’était pas suffisant. Entrez dans les Microformats, qui offrent la promesse d’aider les propriétaires de contenus Web à connecter les points disparates qui connectent le contenu de manière sémantique. Pour être plus précis et emprunter la définition officielle de Microformats.org, Les Microformats sont des petits morceaux de HTML qui représentent des choses comme des personnes, des événements, des mots-clés, etc. dans les pages Web.
Même si le terme “microformats” peut ne pas être encore tendance, les vendeurs dans le vent en ont pris note. De grands noms comme Technorati, Mozilla, IBM, Microsoft, Google, Digg, et Yahoo pour n’en citer que quelques-uns sont tout au travail en train de faire que les microformats fonctionnent. Selon quelques estimations, il y aurait déjà en ligne quelques centaines de millions de morceaux d’informations.
A ce stade, presque chaque designer Web qui apprend les microformats commence à les utiliser
, racontait Tantek Çelik, CTO chez Technorati et co-fondateur de Microformats.org, à InternetNews.com.
Le fait que les Microformats n’aient besoin seulement que de quelque capacité de publication HTML, des millions d’auteurs Web et de designers peuvent les utiliser immédiatement. C’est une barrière à l’entrée bien moins élevée que bon nombre de technologies Web précédentes, comme XML et RSS qui requièrent les talents d’un programmeur.
Aujourd’hui, où sont utilisés les microformats ?
Technorati utilise les microformats dans ses produits, y compris dans son portail principal de recherche de blogs. Les tags Technorati sont construits à partir du microformat rel-tag, ce qui permet aux blogueurs de “taguer” leurs billets individuels de blogs avec des catégories/mots-clés pertinents pour les billets et ce de manière visible. Technorati publie aussi des microformats, comme hCard sur sa page contact et sur les pages des profils des utilisateurs pour supporter la portabilité du réseau social.
Les nouveaux profils utilisateurs Digg supportent le microformat hCard, comme le font les nouveaux profils utilisateurs sur le nouveau Google Sharing. Le site de partage de photos Flickr de Yahoo fait un usage intense des microformats, à savoir hCard tout comme les spécifications adr et geo pour les lieux.
Microformats.org reconnaît actuellement neuf spécifications pour les microformats : hCalendar,hCard, rel-license, rel-nofollow, rel-tag, VoteLinks, XFN, XMDP et XOXO. Il y a 11 drafts pour 11 spécifications supplémentaires, et quelques-uns sont déjà très utilisés : adr, geo hAtom, hResume, hReview, rel-directory, rel-enclosure, rel-home, rel-payment, robots exclusion et xFolk.
Même si les microformats permettent des connexions avec le Web sémantique, Alex Faaborg, Designer Expérience Utilisateur chez Mozilla expliquait que les microformats sont parfois mentionnés comme le Web sémantique en-bas-de-casse, parce qu’ils ne sont pas aussi complexes que RDF (définition) et OWL (définition).
Tout en étant moins formels, les microformats sont aussi plus faciles à publier, et l’information sémantique est lisible par les êtres humains, en plus d’être lisible par les machines,
disait Faaborg. Mais cela ne revient pas à dire qu’une approche est meilleure que l’autre, chaque approche étant utile dans des situations différentes.
Pour parler techniquement, même si les microformats et le Web Sémantique sont désormais vraiment inter-opérables car le W3C a annoncé que GRDDL(Gleaning Resource Descriptions from Dialects of Languages) extrait désormais les données provenant des microformats et qu’ils font partie du Web sémantique.
Les vendeurs de navigateurs
Il y a deux parties à l’expérience Web basique. Les sites Web qui ont le contenu et puis les navigateurs Web qui fournissent un mécanisme pour visualiser le contenu. Les deux parties ont toutes deux un rôle à jouer dans le Web microformaté. Du côté navigateur l’un des moyens les plus populaires avec lequel les utilisateurs internet peuvent plonger dans les microformats est l’extension Operator pour le navigateur Firefox de Mozilla.
Le projet Operator est conduit par Michael Kaply employé chez IBM qui expliquait qu’il a contribué au travail sur Mozilla en tant que partie du Mozilla Labs. Mozilla Labs est une manière pour les personnes pour essayer de nouvelles technologies avec le potentiel que cette technologie fasse partie de Firefox ou tout autre produit Mozilla. A ce jour Kaply soutient qu’Operator a été téléchargé plus de 30 000 fois.
Je pense qu’Operator donne aux gens une nouvelle façon d’interagir avec les données sur le Web
, disait Kaply à InternetNews.com. C’est une variante de ce que quelques personnes appellent les ‘instant mashups.’ L’idée est que plutôt que de compter sur le fait que d’autres personnes intègrent des données sur plusieurs sites Web via les mashups traditionnels, des outils comme Operator peuvent fournir à l’utilisateur final un moyen pour passer instantanément les données entre plusieurs sites Web.
Au dessus de l’extension Operator, Mozilla travaille actuellement sur l’intégration des microformats à l’intérieur de l’expérience de la navigation.
Firefox 3 sera livré avec une API pour extraire le contenu microformaté dans une page Web,
disait Faaborg de Mozilla à InternetNews.com. Ceci permettra aux auteurs d’extension de se concentrer sur la création d’une large variété d’expériences utilisateurs innovantes, tout en permettant à notre parseur d’extraire les données.
Faaborg ajoutait que Mozilla est aussi en train de faire beaucoup d’efforts pour déterminer la meilleure interface-utilisateur pour interagir avec le contenu microformaté, ceci en partant du maquettage de différentes idées pour les essayer avec l’extension Operator. Néanmoins, savoir exactement comment les utilisateurs pourront interagir avec le contenu microformaté dans Firefox 3 est encore en train d’être déterminé.
Il n’est pas encore clair de savoir si le support des microformats sera intégré dans l’Internet Explorer 8 de Microsoft. Un porte-parole de Microsoft nous a fourni une réponse ambigue faisant remarquer que Microsoft est impliqué sur Internet Explorer et travaille activement sur la prochaine version du navigateur. Le porte-parole faisait remarquer que Microsoft ne discute pas en ce moment de cette caractéristique pour IE8.
Que les vendeurs de navigateurs aient besoin de supporter les microformats afin que les microformats puissent devenir très largement disponibles pourrait bien relever du problème de la poule et de l’oeuf. Les designers web attendent un support natif dans les navigateurs et les vendeurs de navigateurs attendent de voir la façon dont le Web évoluera par lui-même.
Par exemple, RSS est devenu populaire sur le Web avant que Firefox n’ajoute une icône de fil Web à la barre ‘adresse,”
expliquait Faaborg de Mozilla.Du fait que les choses microformats s’accélèrent, nous commençons à voir à la fois l’oeuf et la poule apparaître plus ou moins en même temps.
Ben West d’Alexa estime qu’il existe actuellement des centaines de millions de morceaux de contenus microformatés sur le Web et le support natif dans les navigateurs ne fera bien sûr que générer encore plus d’adoption.
Vers le mainstream
Rendre les microformats omniprésents sur le paysage internet supposera de dépasser un bon nombre de barrières à l’adoption que celles-ci viennent à la fois de vendeurs de navigateurs et des développeurs Web.
Pour le navigateur, je pense que la première barrière à l’entrée est de savoir comment présenter ce nouveau type d’information à l’utilisateur,
disait Kaply d’IBM. Les microformats ne sont pas omniprésents sur le Web, aussi cela ne fait pas beaucoup sens de leur allouer de grandes portions de l’interface utilisateur. Operator contient beaucoup d’éléments d’interface-utilisateur pour accéder aux microformats, mais je ne pense pas qu’aucun d’entre eux ne soit parfait…
Du côté des développeurs Web, Kaply pense que les principales barrières sont la connaissance et les outils. Pour faire que ce soit plus facile à implémenter, il y a besoin d’avoir la création de microformats comme faisant partie intégrale de tous les outils de développement Web. Kaply faisait remarquer que même s’il existe quelques produits disponibles aujourd’hui, y compris des extensions pour le Dreamweaver d’Adobe il reste encore beaucoup de travail à produire.
Même avec les efforts continus des développeurs et des vendeurs de navigateurs, les microformats pourraient ne même pas devenir tendances et aussi communs que l’hyperlien basique. Il n’est pas clair que tout sur le Web puisse devenir aussi commun que l’hyperlien basique, parce que ces derniers sont les connexions fondamentales sur le Web,
disait Çelik de Technorati. La plupart des microformats font en fait usage des hyperliens, aussi même si les microformats deviennent omniprésents, ils ajoutent plus d’hyperliens au Web.
Le fait que les microformats continuent à être construits à l’intérieur des outils de publication comme les blogs et du fait que de plus en plus d’éditeurs GUI/WYSIWYG supportent la création de microformats pour les personnes, les événements, etc. tout comme il supportent la création d’hyperliens, Çelik s’attend à ce que nous voyons encore même plus de microformats dans les contenus.
Tous les mois, parfois chaque semaine, quelqu’un lance un nouvel outil ou une nouvelle librairie opensource qui utilise les microformats,
avance Çelik.
Çelik faisait remarquer que le mois dernier que tant Plaxo que Pownce ont sorti le code et les services de portabilité du réseau social qui utilisent et publient des microformats. Ce mois-ci un développeur indépendant a déjà lancé un service de parsage de microformats appelé Optimus.
Avec toute cette activité et s’il y a un pas un avant pour les rendre plus facile à implémenter,les microformats pourraient bien être sous peu vraiment en ligne partout. Une fois que l’ajout d’un microformat à votre billet de blog ou à votre wiki sera aussi facile que d’ajouter un hyperlien, les microformats pourront très bien approcher l’omniprésence des hyperliens.
October 10th, 2007 at 1:33
L’article dresse un bon état des lieux. Merci pour la traduction Christophe.